Dans cette deuxième partie, je parlerai davantage des causes spécifiques qui peuvent être relié à l’entorse de la cheville. Pour pouvez lire les généralités entourant l’entorse de la cheville en lisant la première partie.
LES YEUX
L’œil joue un rôle important dans le contrôle de la posture. Comme le pied, il possède une double fonction. Il donne des informations sur l’environnement extérieur (la perception d’un objet qui se dirige vers nous) et intérieur (la prise de conscience de notre position dans l’espace) du corps.
Bien entendu, on est soit gaucher ou droitier. Pour chaque personne, le cerveau développe une préférence qu’on appelle « latéralité ». On choisit d’écrire, de lancer, d’entendre et même de sauter avec cette préférence qui nous est bien propre.
Les déséquilibres oculomoteurs
Comme les autres muscles du corps, les muscles des yeux peuvent être tendus de manières asymétriques ce qui peut se manifester par des strabismes. Il peut y avoir des petites déviations sur les axes visuels (qu’on appelle hétérophorie) qui ne sont repérables qu’en faisant systématiquement certains tests cliniques à l’aide de consultation en ophtalmologie et/ou optométrie.
L’ensemble de ces déséquilibres sur les muscles du globe oculaire peut avoir des conséquences posturales sur le corps. Tout comme le pied et la mâchoire, l’œil est un des principaux capteurs d’informations qui permettent de contrôler la posture. Les dysfonctionnements peuvent engendrer des symptômes locaux (maux de tête, serrement des dents, etc.) et aussi à distances (sciatalgie, entorse de la cheville, etc.).
Souvent des soins en ostéopathie combinés à des exercices spécifiques pour les muscles oculaires peuvent aider une personne à regagner un équilibre et une meilleure stabilité sur la posture en générale.
LA MÂCHOIRE
Les infections dentaires
Pour certaines personnes, un foyer infectieux autour d’une dent peut entretenir des inflammations dans les zones soumises à des contraintes de forces. Si vous pratiquez de la course à pied régulièrement, les zones infectées par les inflammations présentes pourront être les tendons du membre inférieur par exemple. En fait, l’infection agit comme un amplificateur en gardant le corps dans un état d’inflammation. Lorsqu’une personne à tendance à plusieurs entorses répétées et récidivantes, la dent et son infection peuvent être une piste de recherche importante à évaluer avec votre dentiste.
Même si en général, l’entorse de la cheville n’est une conséquence directe d’une infection aux dents, les structures de support (ligaments, tendons et muscles) guériront beaucoup plus lentement si un foyer infectieux à une dent est persistant. En ostéopathie, si l’entorse ne répond pas favorablement aux soins, il pourrait être toujours intéressant de compléter un bilan dentaire complet en complément.
Le rôle de l’occlusion
L’occlusion peut être également amener de nombreux problèmes de posture dont l’entorse de la cheville. La façon dont nos dents ont poussé et sont positionnées dans la bouche va influer la posture et créer l’apparition de certaines tensions musculaires. Une personne peut avoir une dentition saine mais le placement des dents dans la bouche peut solliciter la mandibule et provoquer des tensions musculaires qui, à leur tour, vont modifier la posture avec le temps.
Selon l’orthodontiste Michel Clauzade, les dents sont des capteurs de la posture innervés par le nerf trijumeau. Une mauvaise position de la mandibule provoquera un changement de la position de tête dans l’espace qui influencera les autres capteurs posturaux (œil et le pied). Il faut garder à l’esprit que chacun de ces capteurs sont en constante organisation pour assurer que la posture maintien des tensions musculaires réciproques.
En résumé, l’ostéopathe prendra en considération chacun des éléments en compte durant son évaluation et assurera que le soin sera dirigé en regard de la cause et non des symptômes.
Laurent-Olivier Galarneau D.O.
Questions fréquentes
Comment se déroule le traitement initial d’une entorse de cheville ?
Le traitement commence généralement par le repos relatif, l’élévation, la mise en charge progressive et, si nécessaire, l’utilisation de glace ou d’une immobilisation temporaire selon les recommandations médicales. L’objectif est de contrôler la douleur et le gonflement avant d’amorcer le travail de mobilité et de rééducation.
Quand débuter la rééducation après une entorse de cheville ?
La rééducation débute généralement dès que la phase aiguë est stabilisée et que les examens médicaux ont exclu une lésion nécessitant un traitement spécifique. Elle vise à restaurer l’amplitude articulaire, le contrôle musculaire et la proprioception pour limiter le risque de récidive et d’instabilité chronique.
Quel est l’apport de l’ostéopathie dans le traitement d’une entorse ?
L’ostéopathie intervient en complément du suivi médical et de la rééducation. Elle vise à améliorer la mobilité de la cheville, du pied, du genou et du bassin, à diminuer certaines tensions tissulaires et à harmoniser les appuis, afin de faciliter une récupération fonctionnelle plus fluide et durable.
