Émotions, stress et axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
Les systèmes cérébraux et corporels qui traitent les émotions sont intimement liés au système hormonal, au système nerveux et au système immunitaire. Nous savons que le stress aigu signale l'hypothalamus qui signale l'hypophyse pour finalement signaler les glandes surrénales. Mais si un stress devient chronique (comme les stress émotionnels liés à l’incertitude, le conflit, le manque de contrôle et d’information par exemple), le fonctionnement de l'axe HHS (Hypothalamus-Hypophyse-Surrénalien) peut conduire à la dégradation des tissus, des troubles intestinaux, une accumulation des tissus adipeux, une TSH élevée et une suppression du système immunitaire.
Un stress émotionnel prolongé entretient une inflammation systémique et une activation hormonale excessive.
👉 Consultez également :
Effets du stress sur le corps et l’inflammation
La psychologie et la physiologie ne peuvent être séparées.
Une biologie indissociable du contexte psychosocial
La biologie de l'individu NE PEUT PAS être séparée des aspects sociaux et psychologiques de notre vie. Cette réalité nous enseigne que notre bien-être est composé de l’accumulation de chaque stress, traumatisme, expérience positive et/ou négative de notre vie, de la conception au moment présent.
Le stress émotionnel : un enjeu majeur de la santé moderne
Le physiologiste Hans Seyle a souligné par ses études que les facteurs de stress saillants dans le foie de la plupart des êtres humains aujourd'hui, du moins dans le monde industrialisé, sont émotionnels. Tout comme les animaux de laboratoire incapables de s'échapper, les gens se retrouvent piégés dans des modes de vie et des schémas émotionnels hostiles à leur santé. Le stress existe aujourd'hui dans le même but que l'évolution qui lui était assignée à l'origine: nous permettre de survivre. Ce qui s'est passé, c'est que nous avons perdu le contact avec des sentiments conçus pour être nos systèmes d'alerte. Nous ne sommes plus en mesure de ressentir ce qui se passe dans notre corps et, par conséquent, nous ne pouvons pas agir de manière à préserver notre santé.
Nos états émotionnels influencent directement l’activation du système nerveux sympathique et parasympathique.
👉 Pour mieux comprendre ce mécanisme respiratoire, lisez :
Anxiété et hyperventilation : comprendre le lien avec la santé
La respiration est souvent le reflet direct de notre état psychologique.
Quand le corps parle et que nous n’écoutons plus
Le stress ronge notre corps non pas parce qu'il a survécu à son utilité, mais parce que nous n'avons peut-être plus la compétence de reconnaître ses signaux. Nous nous maintenons dans des situations physiologiquement stressantes, avec seulement une faible conscience de la détresse. Comme nos besoins biologiques, pour vraiment développer la résilience dont nous avons besoin pour maintenir la santé, nous ne pouvons pas continuer à ignorer nos besoins psychosociaux et même spirituels.
Retrouver l’équilibre en réinvestissant ce qui a du sens
Cela ne signifie pas que nous devons nous plonger dans chaque expérience émotionnelle que nous avons jamais vécue, mais cela signifie que nous devons commencer à prêter une attention particulière aux choses, aux personnes dans notre vie qui nous sont précieuses et qui nous apportent de la joie.
Laurent-Olivier Galarneau D.O.
Questions fréquentes
Quel est le lien entre la psychologie et le système nerveux ?
La psychologie influence la façon dont le système nerveux interprète l’environnement. Les pensées et perceptions modulent la réponse de stress, la vigilance et l’activation du système nerveux autonome.
Pourquoi le stress psychologique affecte-t-il le corps ?
Un stress psychologique prolongé maintient le système nerveux en état d’alerte. Cette activation constante augmente la tension, perturbe le sommeil et limite la capacité du corps à revenir à un état de récupération.
Peut-on rééquilibrer le système nerveux en agissant sur la psychologie ?
Oui. Modifier la perception, ralentir le rythme et réduire la charge mentale permet de diminuer la stimulation nerveuse excessive et de soutenir un retour progressif vers l’équilibre physiologique.
