Les difficultés respiratoires et les influences sur le corps


Respiration buccale : activation du système nerveux sympathique

Respirer par la bouche stimule le système nerveux sympathique et augmente votre fréquence cardiaque. L'air qui rentre par votre bouche est froide et ne se réchauffe pas rapidement ce qui cause une constriction et une réponse inflammatoire des voies aériennes.

Le nez : un filtre physiologique essentiel


Le nez a des cils, il élimine les toxines et réchauffe l'air avant d'entrer dans le corps. En fait, il augmente la circulation d’oxyde nitrique (NO), la rétention du CO2 et renforce du tonus vagal - le système nerveux parasympathique.



Voici les fonctions importantes du gaz “Oxyde Nitrique” (NO) qui sont importantes dans la respiration:

  • Un puissant vasodilatateur relaxant les vaisseaux sanguins, abaissant la pression artérielle, la fréquence cardiaque et apportant l’oxygène que nous respirons dans nos poumons;

  • Protège le foie en augmentant l’apport sanguin;

  • Améliore la communication entre les cellules nerveuses du cerveau;

  • Aide le système immunitaire à combattre les virus et les bactéries;

  • Réduit l’inflammation;

  • Augmentation de la force et de l’endurance musculaire.

Respiration par la bouche et baisse d’oxygénation tissulaire


La respiration par la bouche est une dysfonction du système respiratoire et entraîne une oxygénation insuffisante des tissus, ce qui entraîne une diminution des activités vitales, du cerveau en particulier.

La respiration par la bouche stimule le système nerveux sympathique et entretient un état de vigilance chronique.

👉 Pour mieux comprendre l’impact de la respiration sur le système nerveux, lisez :


Le bénéfice des respirations profondes

Respirer consciemment, c’est influencer directement votre physiologie.

CO2, hémoglobine et biodisponibilité de l’oxygène


Cette action entraîne le corps à expulser trop de CO2. Dans le sang, l'oxygène est lié à l'hémoglobine et, pour ce faire, le CO2 est le seul moyen de la libérer. Si nous respirons trop et rejetons trop de CO2, nous réduisons la biodisponibilité de l'O2. Avec des faibles niveaux de CO2, la stimulation du système nerveux augmente.

Une respiration excessive réduit les niveaux de CO₂, ce qui diminue la biodisponibilité de l’oxygène dans les tissus.

👉 Pour approfondir ce mécanisme, consultez :


Anxiété et hyperventilation : comprendre le lien avec la santé

La qualité de l’oxygénation dépend davantage du CO₂ que du volume d’air respiré.


Concrètement, commencez à prendre conscience du moment où vous respirez par la bouche pendant la journée.


Chaque matin, passez 3 à 5 minutes au lit. Prenez le temps d’effectuer des longues respirations avant de commencer votre journée.


Prenez un peu plus de temps en milieu de journée, respirez par le nez (inspirer 5s: expirer 5s) pour ralentir et calmer votre système nerveux.


Passez 3-5 minutes lorsque vous vous couchez la nuit. Respirez par le nez (inspirer 4s) aussi confortablement que possible et expirez lentement pendant 8s pour préparer votre corps et votre cerveau à la récupération et au sommeil.


Après quelques semaines, vous pourrez être surpris des résultats.



Laurent-Olivier Galarneau D.O.

 

Questions fréquentes

Pourquoi la respiration nasale est-elle généralement préférable ?

La respiration nasale aide à mieux réguler le rythme respiratoire et favorise une meilleure tolérance au CO₂, ce qui améliore l’utilisation de l’oxygène par les tissus. Elle peut aussi soutenir un état plus stable du système nerveux, notamment en contexte de stress.

Qu’est-ce que la respiration buccale peut changer dans le corps ?

Respirer principalement par la bouche peut entraîner une ventilation plus rapide et moins contrôlée, ce qui influence la dynamique O₂/CO₂. Cela peut modifier la perception d’essoufflement, le niveau d’activation physiologique et la récupération, selon le contexte.

Les difficultés respiratoires peuvent-elles affecter le sommeil et l’énergie ?

Oui. Une respiration moins efficace, surtout si elle devient un schéma dominant, peut influencer la qualité du repos, la récupération et l’équilibre du système nerveux autonome. À long terme, cela peut se refléter sur l’énergie, la concentration et la gestion du stress.



Références


Busch V, Magerl W, Kern U, Haas J, Hajak G, Eichammer P. The effect of deep and slow breathing on pain perception, autonomic activity, and mood processing--an experimental study. Pain Med. 2012 Feb: 13 (2): 215-28;


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Breit S, Kupferberg A, Rogler G, Hasler G. Vagus Nerve as Modulator of the Brain–Gut Axis in Psychiatric and Inflammatory Disorders. Front. Psychiatry, 13 March 2018;


Morton AR, King K, Papalia S, Goodman C, Turley KR, Wilmore JH. Comparison of maximal oxygen consumption with oral and nasal breathing. Australian Journal of Science and Medicine of Sport. 01 Sep 1995, 27 (3): 51-55.


R. Josh, R. Jeanne. Adapted from related article topic on IG




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