On peut retrouver d’autres symptômes provenant de la région abdominale pouvant affecter l’estomac et la tension sur le crâne et le cou.
Le reflux gastro-oesophagien
Je reviens sur les nombreuses attaches du diaphragme. Vers la partie postérieure du diaphragme, les piliers jouent un rôle important de sphincter autour de la jonction où se trouve l’œsophage qui permet une protection naturelle contre le reflux gastrique. Comme décrit dans l’article précédent, un diaphragme affecté par le SCI peut causer un déséquilibre au niveau de l’estomac tant au niveau de la tension que l’acidité.
Le syndrome du colon irritable est souvent amplifié par une dérégulation hormonale liée au stress prolongé. Le cortisol influence directement la motilité intestinale, la perméabilité et l’inflammation.
👉 Pour comprendre comment le stress impacte votre physiologie digestive, lisez :
Un moyen simple et efficace pour abaisser votre niveau de cortisol
La gestion du stress constitue souvent la première étape vers une amélioration durable.
Les maux de tête chroniques
Pour mieux comprendre la présence de maux de tête comme symptôme, il faut considérer le lien anatomique du fascia thoraco-lombaire. Cette enveloppe de tissu conjonctif couvre tous les muscles abdominaux et la zone entre le sacrum et la région cervicale. Il ne faut oublier que le diaphragme est étroitement connecté avec cette enveloppe.
Toutes les couches de fascia s’entremêlent et sont inséparables. Elles bougent simultanément, s’influencent l’une par rapport à l’autre. Le fascia thoraco-lombaire équilibre la tension générée par les mouvements de la colonne vertébrale et de la respiration créant ainsi une synergie entre le diaphragme et les activités quotidiennes de la personne.
Voici où ça devient intéressant pour vous.
À la base du crâne, on retrouve des petits muscles (je vous épargne les noms !) qui reçoivent un signal du fascia….thoraco-lombaire. Et oui ! Suite à ce signal, une pression sur nerfs, artères et veines commencera.
Une instabilité de la glycémie peut aggraver les symptômes digestifs en augmentant la réponse sympathique et l’inflammation intestinale.
👉 Pour approfondir le rôle métabolique dans la régulation énergétique, consultez :
Insuline, métabolisme et régulation énergétique
Une digestion plus stable commence souvent par une meilleure régulation métabolique.
Les muscles sous-occipitaux possèdent des récepteurs qui sont mécano-sensibles et chimio-sensibles. Une pression anormale sur la colonne vertébrale et plus spécialement sur la dure-mère, qui protège la moelle épinière, causera un changement de tension sur ces muscles amenant, dans certains cas, la présence de maux de tête.
Pour la dernière partie, j’aborderai le rapport du SCI avec l’anxiété, la dépression et la perception de la douleur.
Laurent-Olivier Galarneau D.O.
Questions fréquentes
Comment le stress chronique influence-t-il le côlon irritable ?
Le stress chronique active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et augmente le cortisol, ce qui modifie la motilité intestinale, la sensibilité viscérale et peut entretenir l’inflammation digestive.
Quel est le rôle des hormones dans le SCI ?
Les fluctuations hormonales, notamment du cortisol et des hormones thyroïdiennes, influencent la digestion, l’absorption des nutriments et l’équilibre métabolique global.
Peut-on améliorer durablement les symptômes ?
Oui. En soutenant la régulation du système nerveux, la stabilité glycémique et l’inflammation intestinale, il est possible de réduire progressivement l’intensité et la fréquence des symptômes.
